Certains ne sont pas passés à côté de mon nouveau look plutôt sanglant. Il me fallait donc justifier ce choix par un test du doux et féérique MadWorld…
On plante le décor :Deathwatch est une émission de télévision ultra violente qui a été montée de toutes pièces par une bande de terroristes « The Organizers ». Ils ont pris d’assaut la ville de Varrigan City et y font régner la terreur (le but d’un terroriste quoi) à l’aide d’un virus mortel. La seule option qui s’offre alors aux habitants de la ville est de combattre pour l’antidote afin de survivre. Survivre mais aussi empocher le jackpot de 100 millions de dollars.
Le scénario est très poussé et prend une part importante du jeu ce qui est rare pour un Beat’em all. Les moins jeunes d’entre vous se rappelleront de Running Man dont l’adaptation cinématographique rappelle très bien le scénario de ce jeu.
Notre personnage :Jack « Just Jack » dit-il d’une voix grave et enrouée. 35 ans, 1m93 pour 106kg de muscles. Un vrai bœuf quoi, bien qu’il paraît gringalet face à certains Boss. Dès le début on découvre qu’on est « engagé » par un certain dénommé XIII qui lui-même bosse pour le « client » notre sponsor. XIII nous fourni une oreillette qui lui permet de nous faciliter la tâche lors du premier niveau « didacticiel » mais aussi de nous tenir informé tout au long du jeu. Et c’est donc aussi tout au long du jeu que Jack se révèle et vous découvrirez qu’il n’est pas là que pour la gloire et le sang…
Les armes :Notre Jack à des points gros comme des parpaings, un crâne d’acier mais surtout une tronçonneuse greffée sur l’avant-bras droit. Au fur et à mesure des niveaux on découvre de nouvelles armes comme des bat de base-ball, avec ou sans clous, des couteaux, des barres de fer… Chacun trouvera chaussure à son pied.
Le gameplay :Tout est contrôlé facilement depuis le combo Wiimote-Nunchuck. Le stick analogique nous permet de diriger Jack, le bouton A de la Wiimote pour les coups de poing, le bouton B pour dégainer la tronçonneuse, et les mouvements de votre poignet pour diriger tout ça.
Aucun défaut, rien a redire sur la gestion de déplacements, les mouvements de caméras et les scènes d’actions rapides où il vous faudra effectuer certaines actions dans le temps imparti pour achever un ennemi. Même les combats à grande vitesse en chevauchant une moto sont très efficaces.
Le but :Comme vous l’aurez compris, le but ici est d’être violent. Il faut régaler les fans de l’émission DeathWatch et pour cela marquer un maximum de points. Et c’est là que ça commence à être drôle. Pour tuer un ennemi il y a des centaines de combos possibles, il faut donc être imaginatif et ne pas simplement sauter sur le premier venu et le trancher de haut en bas en un coup de tronçonneuse. A vous donc d’utiliser les éléments du décor qui sont variés et tous aussi amusant les uns que les autres.
Par exemple voici mon combi favori :
- Série de coup de poing pour assommer l’adversaire
- On ramasse un pneu et lui enfile autour du corps
- On déracine un poteau de signalisation et lui plante à travers la face (le mec survie…)
- On chope le gars par le col, s’il se débat, un coup de boule fera l’affaire
- On le retourne et le plante la tête la première dans un tonneau enflammé
- On chope le tonneau
- Au choix, on le jette dans une benne à ordure qui se fermera sur lui et le coupera en deux, on le jette contre une herse sur le mur, ou mieux encore on se rapproche de la herse et le plante plusieurs fois d’affiler en se déchainant sur la Wiimote. Certains niveaux permettent même de lancer l’ennemi sous un train, un bus…le reste je vous laisse le découvrir par vous-même.
Bien sur un tas d’autres possibilités s’offrent à vous, un simple combo de coups de poings entrainera une des nombreuses « actions rapides ». Telle que l’arrache de cœur à vif, le brisage de colonne vertébrale, un retournement de nuque, un découpage en règle à la tronçonneuse. Bref, on en découvre tout le temps et on en prend plein les yeux à chaque fois.
Les ennemis :Pas très vif dans le premier niveau, ils deviennent de plus en plus rapides et difficiles à contrer au fur et à mesure que l’on avance dans le jeu.
Chaque niveau se divise en trois étapes :
- Zone libre souvent en rue où une bonne quantité d’ennemis attaquent
- « Blood Bath » épreuve chronométrée où il faut dans le temps impartie faire un maximum de victime avec l’élément de torture de l’épreuve. (Un réacteur, une énorme presse, une cible où l’on envoi les malheureux avec une bat de base-ball, un train…)
- Le Boss, soit de taille démesurée soit armé comme un char d’assaut vous coutera peut être une ou deux vies avant d’en venir a bout. Chaque boss à un rang dans le classement de l’émission, dès le boss vaincu vous prendrez tout naturellement son rang.
Pour vos yeux et vos oreilles :A moins d’être à moitié aveugle vous avez du remarquer que le jeu est complètement en noir et blanc, très peu de nuances de gris tout est noir, ou blanc tel un comics. On pourrait croire au premier abord que cela semble fouillis mais on s’y retrouve très bien et le style Sin City est très efficace. Les gerbes de sang sont par contre elles bien rouges pétants et régalerons vos yeux assoiffés d’hémoglobine. En plus de ça des onomatopées jaunes, style BD font leur apparition. Vous verrez donc des « Splatchhhh, Kabouuumm » et autres bruitages. Dans l’ensemble le jeu est très beau et l’ambiance qui se dégage est malsaine mais a contrario de Manhunt par exemple, ça en devient marrant aux vues de l’aspect caricatural des actions.
La bande son est aussi très efficace, dynamiques, les musiques collent parfaitement à l’action. En plus de cela, n’oubliez pas que vous êtes en direct à la TV et donc, deux commentateurs sont là pour décrire vos actions, les critiquer et même partager leur expérience d’anciens candidats de DeathWatch. Si Madworld n’est pas à mettre à la vue des plus jeunes, il faudra aussi protéger leurs oreilles, car nos deux narrateurs s’en donnent à cœur joie sur la grossièreté et leur propos vous fera souvent sourire. Une option permet tout de même de les faire taire afin de profiter pleinement du bruit de vos pas dans les flaques de sang par exemple…
Conclusion :Si Manhunt et No More Heroes ont déjà fait parler d’eux à cause de leur côté violent voir sadique, ils vous paraîtront bien fades à côté de l’ampleur que prend cette violence dans MadWorld. Aucun point négatif au tableau, on aime le scénario, le style graphique, le gameplay, le dynamisme et bien sur tout ce sang… Il est évident qu’il faut prendre le côté violent au millième degré et c’est ça qui vous éclatera pendant une petite dizaine d’heures.
Si vous ne l’avez pas encore, courrez dans votre boutique préférée vous dégoter un exemplaire de ce titre qui, pour sur, deviendra culte. Sega nous montre ici qu’une fois de plus la Wii n’est pas qu’une console familiale et qu’elle peut très bien servir de défouloir jusqu’à overdose.
Sources images:IGN